[30/11/19 – 11/01/20] RITHIKA MERCHANT “Mirror of the Mind”

[Vernissage samedi 30 novembre, 18h-21h]

La Galerie LJ est très heureuse de recevoir l’artiste d’origine indienne Rithika Merchant (née en 1986) pour sa première exposition personnelle à Paris, intitulée « Miroir de l’âme ».

A la croisée de l’Orient et de l’Occident, le travail de Rithika est à l’image de son parcours de citoyenne du monde. Après avoir grandi à Bombay, elle part étudier à New York et sort diplômée de Parsons en 2008, puis enchaine plusieurs résidences en Europe (Portugal, Grèce, Roumanie) pour finalement s’installer à Barcelone, où elle vit depuis 10 ans, tout en gardant de forts liens avec l’Inde, où sa carrière artistique est florissante. L’Europe et l’Inde ont en commun d’être nourries de plusieurs traditions avec des des narration parallèles un peu partout, qui ne sont souvent pas soulignées dans l’histoire classique.

Rithika se dit très inspirée par l’art tribal indien et les peintures miniature mogholes : la mythologie et l’iconographie indienne l’ont toujours intéressé, surtout par la manière dont ces différents fragments sont tissés pour former une image complète. Elle ré-utilise dans son travail ces anciens moyens de narration dans un contexte plus contemporain.

C’est sa collaboration avec la maison Chloé il y a 2 ans qui a contribué à la reconnaissance de sa pratique artistique. A la demande de Natacha Ramsay-Levi, Rithika a produit pour la collection été 2018 des peintures remplies de symboles ésotériques et spirituels, ainsi que des images botaniques.

On pourra considérer sa 1ère exposition personnelle à la Galerie LJ comme une collection d’objets modernes faisant appel aux mythes, à l’histoire et aux rituels. Dans un contexte contemporain, comment les objets peuvent être des marqueurs d’identité ? En guise de réponse, chaque pièce peut être vue comme un totem et invite le spectateur à créer son propre récit, à puiser dans nos racines collectives. La nature joue un rôle central dans les oeuvres de Rithika, qui est souligné par l’utilisation de formes organiques et de couleur non saturées. Elle utilise l’aquarelle et le collage, s’inspire des dessins botanique et de l’art populaire du XVIIe siècle, tout en ayant recours à des symboles et des images emblématique de différentes cultures, pour tenter de comprendre la diaspora, la mémoire. Ce que nous laissons derrière nous, et ce que nous emportons.

 

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